Saint François d’Assise, dont la fête annuelle vient de s’achever le 4 octobre, incarne depuis des siècles cette proximité singulière avec les animaux, au même titre que d’autres figures marquantes de la tradition chrétienne.
Plusieurs saints, à travers l’histoire, ont noué un lien particulier avec le vivant. Voici quelques exemples marquants de ces personnes d’église qui entretenaient une relation fascinante avec les animaux.
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Saint François d’Assise
Dans la petite ville de Gubbio, la population vit dans la crainte : un loup redouté sème la terreur, attaquant bêtes et habitants sans distinction. François, saisi par la peine des villageois, décide de s’avancer vers l’animal.
Le loup, menaçant et la gueule grande ouverte, approche. François ne recule pas, trace un signe de croix et lance : « Viens ici, frère loup ! Je te commande, au nom du Christ, de ne blesser ni moi ni personne. »
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L’animal, soudainement apaisé, s’approche calmement. François conclut alors un marché avec lui : s’il cesse d’attaquer hommes et bétail, les habitants s’engagent à le nourrir. Pour sceller ce pacte, la main du saint rencontre la patte du loup. À partir de ce moment, la bête traverse la ville sans jamais causer de tort. Les villageois, touchés, iront même jusqu’à regretter sa mort.
François se tournait aussi vers les oiseaux, qui se rassemblaient autour de lui pour écouter ses paroles. Il compose un cantique à la création, remerciant Dieu pour la beauté et la richesse du monde vivant.
Saint Pio de Pietrelcina
Le prêtre français Jean Marie Benjamin relate une scène saisissante vécue à Pietrelcina lors d’une messe avec Padre Pio. Au moment où le saint prononce les mots de la consécration, le chant des oiseaux s’interrompt brutalement, comme si la nature entière observait une pause, attentive au silence du mystère.
Don Bosco
En 1883, dans les rues de Turin, saint Jean Bosco remarque qu’un imposant chien gris le suit discrètement. Il le nomme « Grigio » et cette rencontre marque le début d’une complicité tacite. Le soir venu, Grigio accompagne le prêtre dans la ville encore éveillée, jouant le rôle d’un fidèle gardien.
Par exemple, lors d’une tentative d’agression, un inconnu tire sur Don Bosco, mais Grigio intervient sans la moindre hésitation. Une autre fois, alors qu’un homme jette un sac sur la tête du prêtre pour l’attaquer, le chien fonce, obligeant l’assaillant à s’enfuir.
Une attaque de plus : un agresseur imprévu brandit un pieu, prêt à frapper, mais Grigio fait barrage en aboyant avec force. Prise de panique, la brute supplie Don Bosco d’arrêter l’animal ; le prêtre exige alors que ce soit la dernière tentative de violence à son encontre.
Saint Joseph de Cupertino
On prête à saint Joseph de Cupertino plusieurs dons, dont celui d’entrer en contact avec les animaux, en plus de ses lévitations célèbres.
Ses prières attiraient les brebis, venues écouter dans le calme, et même les hirondelles marquaient le pas pour le suivre. Selon l’écrivaine américaine Joan Carroll Cruz, un oiseau venait chaque jour accompagner les chants religieux à Santa Clara, là où vivait Joseph de Cupertino. Un jour, deux novices s’emportent, et l’oiseau tente de ramener l’harmonie. Repoussé une première fois, il s’envole, puis revient à l’appel du saint devant les religieuses ébahies.
Dans une autre scène, l’oiseau se laisse porter par la tendresse : il reçoit une clochette à la patte, mais disparaît soudainement. Les religieuses, inquiètes, consultent Joseph qui leur explique qu’il avait seulement invité le petit animal à chanter, pas à porter un accessoire. Dès qu’il le rappelle, l’oiseau retrouve la communauté et s’y installe durablement, fidèle à la confiance reçue.
Saint Antoine Marie Claret
Dans ses écrits, saint Antoine Marie Claret, fondateur des Missionnaires Clarétains, évoque ces instants où, lors de ses nombreux trajets, il s’arrêtait pour s’adresser aux oiseaux, leur parlant du « chant éternel et nouveau du ciel ».
Joan Carroll Cruz rapporte aussi un fait marquant lors de ses funérailles : un oiseau apparaît et entonne les psaumes avec l’assemblée, donnant le sentiment d’un vibrant dialogue entre prière humaine et élan du vivant.
Saint François Xavier
Un événement étonnant est représenté sur un mur de la basilique de saint François Xavier en Navarre. Lors d’une traversée difficile vers les îles Moluques, la mer s’enflamme sous la tempête. Pour apaiser les flots, le saint lance son crucifix dans l’océan.
À peine la terre atteinte, il aperçoit un crabe qui, d’un pas sûr, rapporte le crucifix, bien serré entre ses pinces. Là où d’autres auraient simplement vu le hasard, la tradition chrétienne y lit un signe de connivence silencieuse entre l’humain, l’animal et le mystère qui parfois les relie.
Texte Aciprensa

