Le 25 décembre ne tombe jamais par hasard dans le calendrier, même en 2020. Les semaines qui le précèdent filent au rythme d’incertitudes et d’espoirs. Certains attendaient ce Noël-là comme un possible retour à la vie, après des mois de distance imposée par la pandémie. Pour beaucoup, la perspective de retrouver proches et amis suffisait à tenir bon.
Mais au fond, à quel moment débute vraiment la période de Noël ? Est-ce le jour où les écoles ferment leurs portes ? La veille, le 24 décembre ? Et quand s’achève-t-elle ? À l’Épiphanie ? Dès le 1er janvier ? Voire au creux de l’hiver, début février ? Les repères varient, les habitudes se croisent. Si la question vous effleure ou suscite déjà le débat à la maison, voici quelques points de repère pour démêler ce calendrier mouvant.
Début et fin de Noël : ce que retiennent les traditions
Source : Pixabay. On entend souvent que Noël démarre avec les congés scolaires, ou le fameux tirage de la loterie de Noël. Selon une idée largement partagée en Espagne, la saison s’achève le 6 janvier, jour où les Rois Mages déposent leurs cadeaux. Pourtant, la réalité n’est pas aussi tranchée. Les vacances officielles ne couvrent qu’une partie de la fête.
En vérité, il n’existe pas de consensus, même parmi les croyants. Certains situent la fin des festivités au 1er janvier, d’autres prolongent jusqu’au 2 février. D’où viennent ces différences ? Tout est affaire de référence et de coutumes, parfois héritées de la famille, parfois dictées par la culture locale.
Quand débute Noël ?
Pour la plupart, la question ne se pose même pas : Noël commence le 24 décembre. Ce soir-là, les premiers « Joyeux Noël » fusent, les tablées s’animent, les cadeaux attendent sagement leur tour. La période officielle des vacances peut démarrer plus tôt, mais c’est bien la nuit du 24 qui marque symboliquement le top départ des festivités.
Ce détail peut sembler anodin, mais il suffit d’observer les rues, les vitrines, les habitudes pour s’en convaincre. Tout s’accélère à la veille de Noël, les esprits basculent dans une autre temporalité.
Où s’arrête la saison de Noël ?
Le vrai casse-tête se joue à la sortie. Quand la fête prend-elle fin ? Les réponses divergent selon les pays et les familles, mais trois jalons principaux reviennent régulièrement.
Pour mieux comprendre, détaillons ces repères :
- Les Octaves : Dans la tradition catholique, les « octaves » désignent une période de huit jours fériés, débutant le 24 décembre et s’achevant le 1er janvier. Plusieurs pays, comme le Japon ou certains pays d’Amérique Latine, s’en tiennent à ce découpage. Dès le 1er janvier, la routine reprend le dessus, les décorations disparaissent. Même en Espagne, ceux qui ne célèbrent pas les Rois rangent tout dès le Nouvel An, quitte à croiser ceux qui persistent dans l’ambiance festive.
- L’Épiphanie : Autre jalon phare, le 6 janvier marque l’arrivée des Rois Mages. Pour la majorité des Espagnols, c’est le clap de fin. Parfois, le 7 janvier prolonge l’esprit de Noël, surtout si les enfants profitent encore d’un jour de congé. Les lumières sont démontées, les vitrines retrouvent leur sobriété, les rues aussi. Pourtant, certaines familles bouclent la fête bien plus tôt… ou la prolongent bien après.
- La Chandeleur : Dernière borne, la Chandeleur, la « Candelaria », fixée au 2 février. Cet événement, moins connu, renvoie à une tradition juive : selon les Écritures, quarante jours après sa naissance, l’enfant Jésus est présenté au temple, la Vierge Marie vient y effectuer un rituel de purification. En s’appuyant sur ce récit, certains considèrent que Noël se termine à cette date. Dans les foyers attachés à cette coutume, la crèche restera en place jusqu’à la Chandeleur, bien après le retrait des guirlandes publiques.
Entre repères collectifs et choix personnels
Au final, la date de fin de Noël dépend autant du pays que du foyer. Dans l’espace public, la fête s’efface généralement autour du 1er ou du 6 janvier, selon l’endroit où l’on vit. Source : Pixabay.
Côté privé, chacun décide de la durée à donner à cette parenthèse. Pour certains, elle s’achève dès le 1er janvier, pour d’autres seulement après l’Épiphanie, ou même le 2 février. D’autres encore préfèrent tourner la page avant le 24 décembre, pour mieux la rouvrir l’année suivante.
Il faut garder à l’esprit que ces choix n’engagent que soi : rien n’oblige à vivre Noël au rythme des voisins. D’ailleurs, tout le monde ne partage pas le même enthousiasme pour cette période : ceux qui ont perdu un proche, ou pour qui les fêtes réveillent des souvenirs douloureux, n’attendent souvent qu’une chose : que la vie ordinaire reprenne son cours.
À la fin, Noël, c’est peut-être moins une date qu’une histoire de regards et de frontières intimes. Que l’on célèbre longtemps ou pas du tout, la magie, ou l’épreuve, tient surtout dans la façon dont chacun choisit d’habiter ce temps suspendu. À chacun son calendrier, à chacun ses repères.



